Archives du mot-clé Oasis

definitelymaybe

C’était il y a vingt ans, 1994 une année très musicale…

1994, c’était il y a vingt ans… Oui, c’est vrai, ça nous ne rajeunit pas. 1994 a été une année charnière dans l’histoire du rock. Une année importante marquée par une tragédie : la disparition de Kurt Cobain, fin d’une époque et début d’une nouvelle. 1994 a vu l’arrivée ou le triomphe de groupes tels que Green Day ou encore Portishead, le début de la ‘gueguerre’ Brit-pop Blur/Oasis mais aussi la consécration des Cranberries ou le retour de King Crimson. Zoom sur une année fondatrice…

Le 5 avril 1994, Kurt Cobain décide de mettre fin à ses jours alors que Nirvana était au sommet de sa popularité. Depuis 1991 et la sortie de Nevermind, c’était le grunge – né pourtant dans les années 80 aux Etats-Unis – qui donnait le ton… De nombreuses formations éphémères suivront le courant et beaucoup se perdent en reproduisant presqu’à l’identique.

1994 est également une année de rupture, la fin d’un chapitre et le début d’un nouveau. Voici un bref aperçu des sorties majeures de cette année musicale exceptionnelle:

dookie

Le troisième album du groupe californien Green Day sort le 1er février 1994. Il connait un succès fulgurant, porté par des singles tels que « When I Come Around » ou encore l’inoubliable « Basket Case ».

mellowgold

Le 1er mars 1994 sort « Mellow Gold », troisième album de Beck Hansen. Grâce à celui-ci, le musicien américain parvient enfin à se faire connaître un peu partout dans le monde. Le titre « Loser » est une excellente porte d’entrée vers son univers très particulier et indéfinissable où pop, rock, hip hop, musiques psychédélique et expérimentale se mélangent avec succès.

downwardspiral

Après un 1er album d’excellente facture en 1989 mais encore très influencé par Depeche Mode, Trent Reznor et son band nous reviennent en 1994 avec un des chefs d’œuvres du rock indus: « The Downward Spiral », « Piggy », « March of the Pigs », « Reptile » ou encore la chaotique ballade désespérée « Hurt » (reprise quelques années plus tard par Johnny Cash) s’imposent rapidement comme des classiques du genre.

superunknown

Sorti le 8 mars 1994, « Superunknown » est le 4eme album de Soundgarden, un des groupes fondateurs du grunge et originaire de Seattle, tout comme Nirvana. Si « Superunknown » n’est pas vraiment le meilleur ni le plus original opus du groupe, c’est l’album qui permettra au grand public de découvrir cet excellent groupe actif depuis le milieu des années 80. On y retrouve les titres « Spoonman » et bien entendu « Black Hole Sun ».

divisionbell

Sorti le 28 mars 1994, « Division Bell » est le 14ème et dernier album de Pink Floyd. Tout comme sur son prédécesseur, « A Momentary Lapse of Reason » (sorti en 1987), on y retrouve le célèbre groupe britannique dans sa formation Gilmour/Mason/Wright et sans Roger Waters. Produit par le fidèle Bob Ezrin, on y retrouve notamment le superbe « High Hopes ».

smash

Sorti le 8 avril 1994, « Smash » est le troisième album du groupe californien The Offspring. Enorme succès commercial, l’album surfe clairement sur la vague de l’ « après Kurt Cobain » avec des titres comme « Gotta Get Away » mais propose aussi deux petites bombes très accessibles, « Self Esteem » et « Come Out and Play », qui vont sérieusement concurrencer le punk rock adolescent « à la Green Day ».

livethroughthis

Le 12 avril 1994, le groupe de Courtney Love, Hole, surprend le public avec le très bon « Live Through This ». Les mauvaises langues diront que l’album a été écrit par le regretté Kurt Cobain mais en tout cas le résultat est bluffant. « Violet », « Miss World » ou encore « Doll Parts » font partie des grands titres de cette année 1994.

parklife

Sorti le 25 avril 1994, « Parklife » est le 3eme album du groupe britannique Blur. La « confrontation » Britpop approche, Oasis et Blur ne tarderont pas à s’insulter joyeusement par presses interposées. Avec « Parklife », Blur affine ses sonorités et ose même « Girls & Boys », un titre flirtant avec la Dance, pour ouvrir l’album. Albarn se montre ici à nouveau un excellent compositeur et signe des classiques tels que « End of the Century », « This Is A Low », « To The End » et bien entendu la plage titulaire « Parklife ».

weezerbluealbum

Le 10 mai 1994 voit la sortie du 1er album de Weezer, groupe californien atypique, qui crée véritablement la surprise à l’époque. Produit par Ric Ocasek des Cars, l’album propose d’excellents titres tels que « Say It Ain’t So », « Undone » ou encore « Buddy Holly » qui deviendra l’hymne du Windows 95 de Microsoft peu de temps après. La naïveté/sincérité des textes de Rivers Cuomo convainc le grand public, : c’est le début d’une nouvelle histoire musicale…

voodoolounge

Le 11 juillet 1994, les Rolling Stones sortent le très bon « Voodoo Lounge ». Après des années 80 quelques peu compliquées, les Stones sont ici de retour en très grande forme. « Love Is Strong » et la ballade « Out of Tears » sont deux titres phares de l’album.

portraitofanamericanfamily

Le 19 juillet 1994, un certain Brian Warner fait ses débuts avec son groupe Marilyn Manson. « Portrait of An American Family » choque les Etats-Unis avec les titres « Get Your Gun », « Lunchbox » ou le bien nommé « Cake and Sodomy ».

dummy

Le 22 août 1994, un jeune groupe de Bristol créé l’événement avec la sortie de son 1er album intitulé « Dummy ». Portishead défend ici l’un des albums majeurs du trip-hop et le superbe « Glory Box » envahit les stations radios du monde entier…

jeffbuckleygrace

Le 23 août 1994, le très prometteur Jeff Buckley – fils de Tim Buckley – sort « Grace », un 1er album d’une étonnante maturité. Moins de 3 ans plus tard, Jeff Buckley sera retrouvé noyé à Memphis et entrera dans le panthéon de l’histoire du rock.

definitelymaybe

Le 30 août 1994, alors que l’été touche à sa fin, le monde du rock voit débarquer un nouveau groupe majeur. Oasis dévoile son « Definitely Maybe » et les frères Gallagher nous prouvent leur talent et leur arrogance grâce à de petites bombes telles que « Supersonic », « Rock’n'Roll Star » ou encore « Live Forever ».

worstcase

Le 16 septembre 1994, le groupe dEUS bouleverse la scène rock belge avec son 1er album « Worst Case Scenario ». Enorme source d’influence pour Brian Molko de Placebo, le premier album de dEUS comporte des incontournables tels que « Suds & Soda » ou encore « Hotellounge ».

noneedtoargue

Le 3 octobre 1994, sort le 2ème album des Cranberries « No Need To Argue ». Les Irlandais dénoncent le terrible conflit qui divise alors encore leur pays sur l’inoubliable « Zombie ».  Produit par Stephen Street, connu également pour son travail aux côtés des Smiths et de Blur, « No Need To Argue » est un album marquant des années 90.

noquarterpageplant

Le 14 octobre, les deux vétérans de Led Zeppelin voyant le retour d’un rock authentique depuis quelques années en profitent pour délivrer leur intéressant « No Quarter : Unledded » dans lequel ils reprennent le répertoire de Led Zeppelin, notamment en compagnie d’un orchestre égyptien pour une version épique et indispensable de « Kashmir ».

unpluggednirvana

Finalement, le 1er novembre 1994 sort le chant du cygne de Kurt Cobain, le superbe album live « MTV Unplugged in New York » de Nirvana. On y retrouve un Cobain plus fragile et touchant que jamais nous réinterprétant quelques-uns des classiques du groupe en acoustique ainsi que d’intéressantes reprises dont celle du « Man Who Sold The Wold » de David Bowie ou encore le déchirant « Where Did You Sleep Last Night » de Leadbelly.

 

Mais aussi …

  • Welcome To The Cruel World, le premier album de Ben Harper
  • Groove Family Cyco d’Infectious Groove
  • Let Love In de Nick Cave & The Bad Seeds
  • Ill Communication des Beastie Boys
  • The Last Temptation d’Alice Cooper
  • Monster d’R.E.M.
  • Korn, le premier album de … Korn
  • Hell Freezes Over, le retour des Eagles

La playlist de l’année 1994

  • Green Day – Basket Case
  • Beck - Loser
  • Nine Inch Nails – Hurt
  • Soundgarden – Black Hole Sun
  • Pink Floyd – High Hopes
  • The Offspring – Come Out and Play
  • Hole – Doll Parts
  • Blur – End of a Century
  • Weezer – Buddy Holly
  • The Rolling Stones – Love is Strong
  • Marilyn Manson – Cake and Sodomy
  • Portishead – Glory Box
  • Jeff Buckley – Hallelujah
  • Oasis – Supersonic
  • dEUS – Suds & Soda
  • The Cranberries – Zombie
  • Jimmy Page & Robert Plant – Kashmir
  • Nirvana – Where Do You Sleep Last Night (live)

Ecoutez cette playlist sur Spotify:

Be, le nouveau Beady Eye, bien plus que de l’« après-Oasis »

Un peu plus de deux ans après « Different Gear, Still Speeding », le premier album de la formation, la bande à Liam Gallagher nous revient avec « Be », une oeuvre très différente et plus expérimentale.

Si « Different Gear, Still Speeding » nous avait prouvé que Liam Gallagher et son groupe – soit Oasis sans Noel Gallagher – pouvaient nous offrir encore de sérieuses leçons de rock’n'roll, sur « Be » les choses sont bien différentes. Tout d’abord, le son général a vraiment changé. Si des titres du premier album tels que « The Roller » et « Bring The Light » pouvaient nous rappeler certains morceaux de Lennon en solo façon 70′s, « Be » nous replonge dans une ambiance plus « psychédélique » à la Beatles. Le son de l’album fait aussi penser à d’autres groupes britanniques des 60′s tels que, notamment, les Zombies : le titre « Second Bites of the Apple » rappelle dans son intro le classique « Time of The Season ». Mais « Be » n’en est pas pour le moins un album de son temps : l’arrivée du producteur Dave Sitek du groupe TV On The Radio permet à Beady Eye de teinter son univers musical d’une bouffée de nostalgie tout en restant contemporain. En bref, avec « Be », Beady Eye a enfin trouvé sa véritable identité et nous offre un album certes révolutionnaire mais plus qu’agréable à écouter avec cependant quelques petites longueurs. Liam est toutefois sur le bon chemin et on ne va pas s’en plaindre.

Note: 3,5/5

Highlights: Flick of the Finger, Face the Crowd, Second Bite of the Apple, Iz Rite, Shine a Light, Start A new

Le retour des Stone Roses…

C’est officiel, les Stone Roses se réunissent pour une tournée mondiale. Bonne nouvelle pour les fans. Pour les autres, cette info vous laisse probablement indifférent.. Voici un petit rappel concernant ce groupe qui, en l’espace de deux albums, a influencé de très nombreux groupes majeurs des années 90 et continue à inspirer de jeunes formations aujourd’hui…

Aux cotés des Happy Mondays, les Stone Roses font partie de ces mancuniens qui, s’ils ne vendront pas des millions de disques à l’époque, vont avoir une influence considérable sur tout le courant revival « britpop » des années 90, courant représenté par des groupes tels qu’Oasis, Blur, Suede ou encore The Verve.

Les Stone Roses se forment sur les cendres d’English Rose, un petit groupe formé par des camarades d’école. Nous sommes en 1985 et le groupe s’articule autour du noyau dur du duo de compositeur Ian Brown (chant) et de John Squire (guitare) plus Gary Manny « Mani » Mounfield (basse) et Alan John « Reni » Wren (batterie). Le premier album de la formation sort 4 ans plus tard, au mois de juillet 1989. C’est une très grande réussite. Malheureusement pour le groupe, le second album se fera attendre… Suite à d’importants conflits avec leur label, « Second Coming » ne verra le jour que plus de 5 ans plus tard en décembre 1994.

Puis, suite à d’autres embûches, le groupe finira par se séparer au mois d’octobre 1996. Ian Brown, le chanteur, connaîtra un succès d’estime en solo, le guitariste fondera un nouveau groupe, Seahorses, quant à Mani, le bassiste, il rejoindra Primal Scream suite à la disparition de Stone Roses.

Les titres à écouter absolument pour découvrir ou redécouvrir:

  • I Wanna Be Adored
  • She Bangs the Drums
  • Elephant Stone
  • I Am The Resurrection
  • Ten Storey Love Song
  • Begging You

Et finalement le nouveau Liam Gallagher? Ca vaut quoi?

C’est une question que bon nombre d’amateurs de rock se posent actuellement. Plusieurs vidéos circulent actuellement sur Youtube et les avis divergent. Certains se réjouissent du nouveau tournant plus « roots » du groupe, d’autres n’y voient qu’une pâle copie de Lennon et rien d’original. Je fais partie des premiers et je vous assure, je ne suis payé par personne pour le dire …


« Different Gear, Still Speeding » est le nom de cet album tant attendu de Liam Gallagher et de ce nouveau groupe qu’il a fondé sur les cendres du dernier « line-up » d’Oasis. En effet Beady Eye - en gros – c’est Oasis sans son frère Noël. Pour produire cet album, Liam et son band ont fait appel à Steve Lillywhite, célèbre producteur au CV exceptionnel (U2, Peter Gabriel, The Rolling Stones, Morrissey, The La’s …). Ce qu’on a entendu sur le web montre une diversité intéressante et surtout un retour à un rock’n'roll plus basique. Interviewé récemment dans le magazine Mojo, Liam annonce « Il y aura quelques balades mais à 90% ce sera du rock. Si Oasis était le noir et blanc, Beady One, ce sera du véritable technicolor« . Et il est vrai que l’album est parsemé de moments plus colorés, presque psychédéliques. Gem Archer, guitariste du groupe (et ex-Oasis comme les autres), expliquera: « Certains ont utilisé le terme ‘psychélique’ pour décrire l’album. J’ai toujours trouvé que c’était un mot très large, très global, presque sans signification pour certaines personnes. Moi je dirai qu’il est rempli de couleurs. Il y a un peu de Stones période Brian Jones, un peu d’Elvis aussi ». Clairement les musiciens ont envie de se faire plaisir et ça s’entend sur les titres que nous avons eu l’occasion de découvrir. Allez, c’est promis, on en reparle quand j’aurai écouté l’ensemble de l’album. En attendant, quelques extraits ci-dessous:

DIFFERENT GEAR, STILL SPEEDING sortie le 28 février 2011

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=HfdYY1Iundo]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=pcOJu0g8dbw]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=DkU_rAzdlKk]