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Les meilleurs “Long Tracks”/”Longues plages” de l’histoire du rock… (partie 1)

Voici une sélection perso, et donc subjective, des meilleurs long tracks de l’histoire du rock… Il s’agit d’un article en plusieurs volets, le classement n’est pas qualitatif mais permet de proposer les titres par date de sortie.

Ce n’est pas parce que l’on enregistre un titre de 10 ou de 20 minutes qu’il s’agit d’un titre de qualité, bien au contraire, mais quelquefois, cette formule a fonctionné et a donné naissance à de véritables petits chef d’oeuvres, qui vous font voyager dans une multitude de sonorités, d’ambiances et d’émotions idéales pour de bonnes soirées d’écoute à la maison… Bon voyage …

Les meilleurs “Long Tracks” de l’histoire du rock (partie 1)

1) Rolling Stones – Going Home (avril 1966)

Un des premiers “long tracks” célèbres de l’histoire du rock. “Goin Home” referme magistralement l’un des meilleurs albums des Rolling Stones sortis dans les années 60, “Aftermath”. D’après la légende, cette longue jam des Stones aurait influencé les Doors pour l’enregistrement du mythique “The End”.

2) The Doors – The End (janvier 1967)

Probablement l’un des titres les plus célèbres des Doors, “The End” va prendre forme sur scène alors que le groupe fait ses débuts au Whiskey-A-Go-Go en 1966, club dans lequel il va se produire énormément à cette époque. L’enregistrement de ce morceau légendaire se fera en studio, dans l’obscurité presque totale : seule une bougie permettra aux musiciens de se repérer… C’est également à cause de ce titre que le groupe va se faire virer du Whiskey-A-Go-Go après une prestation particulièrement remarquée durant laquelle Morrison chantera pour la première fois la célèbre phrase oedipienne “Father, I want to kill you, Mother I want to f–ck you”.

3) Love – Revelation (février 67)

Tout comme les Doors, le groupe Love est issu de la scène psychédélique de Los Angeles de la fin des années 60. Arthur Lee, son leader, sera d’ailleurs celui qui présentera Jim Morrison à Jac Holzman, le patron d’Elektra Records, qui signera ainsi les Doors et lancera leur carrière internationale. Pour refermer son second album “Da Capo”, Love nous propose cette longue jam psychédélique, d’un tout autre style que le “The End” des Doors mais une jam non moins réussie et envoûtante pour la cause…

4) The Doors – When The Music’s Over (septembre 1967)

Si l’histoire a surtout retenu “The End” comme LE titre des Doors par excellence, Jim Morrison, Robbie Krieger, Ray Manzarek et John Densmore se lanceront dans la création d’un autre “long track” particulièrement efficace sur le second album du groupe, Strange Days, sorti à peine quelques mois après le premier album. Jim Morrison est ici à son apogée créatrice: “Music in your only friend… until the end…”

5) The Chambers Brothers – Time Has Come Today (novembre 67)

Un des sommets dans les “long tracks” psychédéliques, le “Time Has Come Today” nous emmène dans un voyage musical hypnotique, une atmosphère indescriptible signée par ce groupe black qui mélange ici musique gospel, soul et musique psychédélique. Effet garanti! A noter l’utilisation régulière de ce titre dans de nombreux films et séries télévisées : citons notamment le film consacré aux Doors et réalisé par Oliver Stone ou encore les séries “Les Experts” ou encore “Supernatural”.

Ecouter cette sélection musicale en haute qualité sur Spotify via ce lien: Les meilleurs Long Tracks de l’histoire du rock (volume 1)

Cliquez ici pour la partie 2 de cette sélection “Long Tracks”

Remember: Kevin Coyne

“Kevin Coyne est le trésor caché de l’Angleterre” (Andy Kershaw, BBC)

Kevin Coyne, auteur-compositeur-interprète anglais, a toujours été un artiste à part. Même s’il ne jouira jamais d’un grand succès commercial, sa musique ne cesse d’être redécouverte par les jeunes générations et a été aussi une énorme source d’inspiration pour des personnages aussi divers que Johnny Rotten des Sex Pistols, notre compatriote Arno, Sting ou encore Peter Hammill (leader de Van Der Graaf Generator). EMI vient de rééditer son second et probablement meilleur album “Marjory Razorblade” (1973) ainsi qu’une très intéressante quadruple compilation/anthologie intitulée “Kevin Coyne: I Want My Crown – The Anthology 1973-1980″. A cette occasion, revenons en quelques lignes sur la surprenante carrière de cet artiste, culte dans les pays anglo-saxons,  mais malheureusement méconnu en francophonie…

Kevin Coyne a eu un parcours curieux. Après avoir suivi des études artistiques, il est chauffeur de bus pendant quelques temps, puis devient assistant social dans un hôpital du Lancashire de 1965 à 1968. Ces 3 ans passés dans ce département psychiatrique dans lequel il s’occupe de drogués et de désaxés vont fortement le marquer. La thématique de ses deux premiers albums solo “Case History” (1972) et l’excellent “Marjory Razorblade”(1973) sera profondément empreinte de ces années de travail social.

Après après évolué quelques années au sein du groupe Siren – un groupe signé sous le label Dandelion Records appartenant alors au célèbre DJ britannique John Peel - Kevin Coyne se fait remarquer par le jeune Richard Branson qui est alors occupé a lancé son propre label Virgin (label qui deviendra ensuite une célèbre mega entreprise d’aviation, de fabrication de colas etc).

Coyne est le second artiste a être signé par Branson, le premier – Mike Oldfield – se fera remarquer en engistrant le mythique “Tubular Bells” en 1973.

Dans la moitié des années 70, dans le groupe de scène de Kevin Coyne, on retrouve un certain Andy Summers, qui ne tardera pas à devenir un superstar au sein du groupe Police quelques années plus tard. Coyne signera une sélection d’excellents albums chez Virgin entre 1972 et 1980. A cette époque, il jouira d’une telle popularité en concert qu’il sera contacté personnellement par Jac Holzman (le fondateur d’Elektra Records, célèbre label ayant notamment signé les Doors) pour rejoindre les Doors suite à la tragique disparition de Jim Morrison. Coyne aura l’intelligence de refuser cette proposition (suicidaire artistiquement parlant – il est impossible de remplacer Morrison). Il le fera non sans humour prétextant alors “vous savez les pantalons en cuir, ce n’est pas trop mon truc”.

Début 80, il quitte Virgin pour le label Cherry Red et continue à sortir de très bon albums. En 1985, il divorce, se libère de sa dépendance à l’alcool et part s’installer à Nüremberg en Allemagne. Après quelques années très discrètes, il revient dans le début des années 90 et est dorénavant accompagné par ses deux fils : Robert et Eugene. Sortiront ensuite une sélection de très bons albums jusqu’à la sortie “Donut City”, son 41ème ( ! ) et dernier album. Kevin Coyne nous a quitté le 2 décembre 2004 des suites d’un cancer.

Plus d’infos:

Conseils d’écoute:

La nouvelle et très complète quadruple compilation "I Want My Crown - The Anthology 1973-1980" (EMI 2010)

L'excellent second album "Marjory Razorblade" (Virgin 1973/Remaster 2010 EMI)

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