Archives pour la catégorie Flashback

berlinvinylphoto

Lou Reed « Berlin » (1973)

Lors d’un récent séjour londonien, j’ai craqué pour l’achat d’un 33 tours dans une boutique de « collectors ». C’est un disque qui représente beaucoup pour moi et qui a accompagné mon adolescence. Il s’agit de l’album « Berlin » de Lou Reed qui a tourné en boucle à l’époque mais que je n’avais plus pris le temps d’écouter depuis un moment. Et puis, de retour de vacances, je me suis fait un petit plaisir. J’ai déposé ce pressage original RCA sur ma platine et j’ai particulièrement apprécie ce moment de redécouverte rempli d’images et d’émotions….

berlinvinylphoto

Il y a 12 ans environ, alors que je commençais ma collaboration avec Radio 21, je tenais un site baptisé « Classic-Rock.be » qui fonctionnait très bien et qui pouvait ressembler à ce que les blogs musicaux sont aujourd’hui, à part que le terme n’existait pas encore vraiment. J’ai retrouvé un archive d’un article que j’ai rédigé le 28 novembre 2002, j’avais envie de le partager avec vous…

Lou Reed
BERLIN (1973)
jeudi 28 novembre 2002, par Laurent Rieppi 

berlinloureed

Berlin, une ville d’histoire, une ville de souffrance, une ville partagée. Nombres de musiciens sont venus chercher l’inspiration dans la tourmente de Berlin. Aux côtés de David Bowie, Iggy Pop ou de Nick Cave (un peu plus tard), l’un de ceux-ci consacrera un album à cette ville. Son nom est Lou Reed et il vient de New York…

 

Berlin sort en 1973, suite à l’immense succès de l’album« Transformer » (1972) produit par David Bowie (sur lequel figurent les célèbres Walk On The Wild Side et Perfect Day).

transformer
Avec Transformer, Lou Reed va enfin connaitre la reconnaissance du grand public grâce aux succès de Walk On The Wild Side et de la superbe ballade Perfect Day

Après sa dispute avec David Bowie, qui nous prouve encore une fois que la collaboration de deux esprits tourmentés et surdoués est souvent éphémère (rappellons nous du duo Reed/Cale au sein du Velvet Underground), il va s’associer à un autre grand producteur : Bob Ezrin, celui qui produira plusieurs albums d’Alice Cooper, dont le premier à connaître un grand succès, le splendide« Love It To Death » (1971).


Bob Ezrin produira de nombreux albums d’Alice Cooper et participera également très activement aux carrières des Pink Floyd et de Peter Gabriel.

Berlin se voudra un album conceptuel, très sombre et déprimant, une peinture très réaliste d’un couple de junkies survivant dans la ville. Un album que l’on pourrait qualifier de « Sgt Pepper Noir ». Une histoire racontée en musique, au travers des 10 titres que comporte l’album. Lou y dévoile la vie abominable de Caroline et de son violent compagnon.

Au fur et à mesure de l’album, on voit Caroline tomber par terre et se relever à plusieurs reprises suite aux violences psychologiques de la vie et aux violences physiques que lui inflige celui qui partage sa vie. Caroline se prostitue pour survivre et pour acheter de la drogue, on lui reprend ses enfants puisqu’elle est alors considérée comme une mauvaise mère. Lou Reed parle du surnom que les amies de Caroline lui donnent, « Alaska », en enchaînant pour terminer la chanson «  Caroline Says II  » (probablement le titre le plus poignant de l’album ) par un It’s so cold in Alaska (Il fait si froid en Alaska) très lourd de sens. Une froideur acquise après tellement de coups de couteau, une vie d’écorchée vive (Lou Reeds’inspirera d’éléments de sa propre expérience) qui se terminera sur les derniers titres de l’album par le suicide de Caroline.

Pour l’accompagner sur cet album, Lou Reed va réunir le gratin de la scène britannique ; parmi celui-ci, Dick Wagner et Steve Hunter aux guitares, ainsi que Tony Levin à la basse (un trio de musicien que l’on retrouvera dans des albums d’Alice Cooper et dePeter Gabriel) ; Steve Winwood sera également présent aux orgues.

L’album, qui devait être à l’origine un double, sera jugé trop ambitieux par la maison de disque RCA et sortira finalement en simple disque.

Berlin ne connaîtra pas le succès de Transformer, un peu comme si le public voulait se préserver d’un album trop vrai et quelque part trop pessimiste, ce qui plongera Lou Reed dans un état de dépression encore plus important.

Lou Reed s’est mis à nu et la réponse espérée de l’audience n’arrive pas. L’album se vend, malheureusement la reconnaissance du grand public n’est pas là. Elle viendra cependant avec le temps, l’album étant considéré, avec le recul nécessaire pour mieux l’aborder, comme le chef d’œuvre absolu de la carrière de Lou Reed par nombre de critiques ainsi que par les fans de l’artiste.

 

Titres de l’album :

-  1.   Berlin
-  2.   Lady Day
-  3.   Man of Good Fortune
-  4.   Caroline Says 1
-  5.   How Do You Think It Feels
-  6.   Oh, Jim
-  7.   Caroline Says-II
-  8.   The Kids
-  9.   The Bed
-  10.   Sad Song

 

definitelymaybe

C’était il y a vingt ans, 1994 une année très musicale…

1994, c’était il y a vingt ans… Oui, c’est vrai, ça nous ne rajeunit pas. 1994 a été une année charnière dans l’histoire du rock. Une année importante marquée par une tragédie : la disparition de Kurt Cobain, fin d’une époque et début d’une nouvelle. 1994 a vu l’arrivée ou le triomphe de groupes tels que Green Day ou encore Portishead, le début de la ‘gueguerre’ Brit-pop Blur/Oasis mais aussi la consécration des Cranberries ou le retour de King Crimson. Zoom sur une année fondatrice…

Le 5 avril 1994, Kurt Cobain décide de mettre fin à ses jours alors que Nirvana était au sommet de sa popularité. Depuis 1991 et la sortie de Nevermind, c’était le grunge – né pourtant dans les années 80 aux Etats-Unis – qui donnait le ton… De nombreuses formations éphémères suivront le courant et beaucoup se perdent en reproduisant presqu’à l’identique.

1994 est également une année de rupture, la fin d’un chapitre et le début d’un nouveau. Voici un bref aperçu des sorties majeures de cette année musicale exceptionnelle:

dookie

Le troisième album du groupe californien Green Day sort le 1er février 1994. Il connait un succès fulgurant, porté par des singles tels que « When I Come Around » ou encore l’inoubliable « Basket Case ».

mellowgold

Le 1er mars 1994 sort « Mellow Gold », troisième album de Beck Hansen. Grâce à celui-ci, le musicien américain parvient enfin à se faire connaître un peu partout dans le monde. Le titre « Loser » est une excellente porte d’entrée vers son univers très particulier et indéfinissable où pop, rock, hip hop, musiques psychédélique et expérimentale se mélangent avec succès.

downwardspiral

Après un 1er album d’excellente facture en 1989 mais encore très influencé par Depeche Mode, Trent Reznor et son band nous reviennent en 1994 avec un des chefs d’œuvres du rock indus: « The Downward Spiral », « Piggy », « March of the Pigs », « Reptile » ou encore la chaotique ballade désespérée « Hurt » (reprise quelques années plus tard par Johnny Cash) s’imposent rapidement comme des classiques du genre.

superunknown

Sorti le 8 mars 1994, « Superunknown » est le 4eme album de Soundgarden, un des groupes fondateurs du grunge et originaire de Seattle, tout comme Nirvana. Si « Superunknown » n’est pas vraiment le meilleur ni le plus original opus du groupe, c’est l’album qui permettra au grand public de découvrir cet excellent groupe actif depuis le milieu des années 80. On y retrouve les titres « Spoonman » et bien entendu « Black Hole Sun ».

divisionbell

Sorti le 28 mars 1994, « Division Bell » est le 14ème et dernier album de Pink Floyd. Tout comme sur son prédécesseur, « A Momentary Lapse of Reason » (sorti en 1987), on y retrouve le célèbre groupe britannique dans sa formation Gilmour/Mason/Wright et sans Roger Waters. Produit par le fidèle Bob Ezrin, on y retrouve notamment le superbe « High Hopes ».

smash

Sorti le 8 avril 1994, « Smash » est le troisième album du groupe californien The Offspring. Enorme succès commercial, l’album surfe clairement sur la vague de l’ « après Kurt Cobain » avec des titres comme « Gotta Get Away » mais propose aussi deux petites bombes très accessibles, « Self Esteem » et « Come Out and Play », qui vont sérieusement concurrencer le punk rock adolescent « à la Green Day ».

livethroughthis

Le 12 avril 1994, le groupe de Courtney Love, Hole, surprend le public avec le très bon « Live Through This ». Les mauvaises langues diront que l’album a été écrit par le regretté Kurt Cobain mais en tout cas le résultat est bluffant. « Violet », « Miss World » ou encore « Doll Parts » font partie des grands titres de cette année 1994.

parklife

Sorti le 25 avril 1994, « Parklife » est le 3eme album du groupe britannique Blur. La « confrontation » Britpop approche, Oasis et Blur ne tarderont pas à s’insulter joyeusement par presses interposées. Avec « Parklife », Blur affine ses sonorités et ose même « Girls & Boys », un titre flirtant avec la Dance, pour ouvrir l’album. Albarn se montre ici à nouveau un excellent compositeur et signe des classiques tels que « End of the Century », « This Is A Low », « To The End » et bien entendu la plage titulaire « Parklife ».

weezerbluealbum

Le 10 mai 1994 voit la sortie du 1er album de Weezer, groupe californien atypique, qui crée véritablement la surprise à l’époque. Produit par Ric Ocasek des Cars, l’album propose d’excellents titres tels que « Say It Ain’t So », « Undone » ou encore « Buddy Holly » qui deviendra l’hymne du Windows 95 de Microsoft peu de temps après. La naïveté/sincérité des textes de Rivers Cuomo convainc le grand public, : c’est le début d’une nouvelle histoire musicale…

voodoolounge

Le 11 juillet 1994, les Rolling Stones sortent le très bon « Voodoo Lounge ». Après des années 80 quelques peu compliquées, les Stones sont ici de retour en très grande forme. « Love Is Strong » et la ballade « Out of Tears » sont deux titres phares de l’album.

portraitofanamericanfamily

Le 19 juillet 1994, un certain Brian Warner fait ses débuts avec son groupe Marilyn Manson. « Portrait of An American Family » choque les Etats-Unis avec les titres « Get Your Gun », « Lunchbox » ou le bien nommé « Cake and Sodomy ».

dummy

Le 22 août 1994, un jeune groupe de Bristol créé l’événement avec la sortie de son 1er album intitulé « Dummy ». Portishead défend ici l’un des albums majeurs du trip-hop et le superbe « Glory Box » envahit les stations radios du monde entier…

jeffbuckleygrace

Le 23 août 1994, le très prometteur Jeff Buckley – fils de Tim Buckley – sort « Grace », un 1er album d’une étonnante maturité. Moins de 3 ans plus tard, Jeff Buckley sera retrouvé noyé à Memphis et entrera dans le panthéon de l’histoire du rock.

definitelymaybe

Le 30 août 1994, alors que l’été touche à sa fin, le monde du rock voit débarquer un nouveau groupe majeur. Oasis dévoile son « Definitely Maybe » et les frères Gallagher nous prouvent leur talent et leur arrogance grâce à de petites bombes telles que « Supersonic », « Rock’n'Roll Star » ou encore « Live Forever ».

worstcase

Le 16 septembre 1994, le groupe dEUS bouleverse la scène rock belge avec son 1er album « Worst Case Scenario ». Enorme source d’influence pour Brian Molko de Placebo, le premier album de dEUS comporte des incontournables tels que « Suds & Soda » ou encore « Hotellounge ».

noneedtoargue

Le 3 octobre 1994, sort le 2ème album des Cranberries « No Need To Argue ». Les Irlandais dénoncent le terrible conflit qui divise alors encore leur pays sur l’inoubliable « Zombie ».  Produit par Stephen Street, connu également pour son travail aux côtés des Smiths et de Blur, « No Need To Argue » est un album marquant des années 90.

noquarterpageplant

Le 14 octobre, les deux vétérans de Led Zeppelin voyant le retour d’un rock authentique depuis quelques années en profitent pour délivrer leur intéressant « No Quarter : Unledded » dans lequel ils reprennent le répertoire de Led Zeppelin, notamment en compagnie d’un orchestre égyptien pour une version épique et indispensable de « Kashmir ».

unpluggednirvana

Finalement, le 1er novembre 1994 sort le chant du cygne de Kurt Cobain, le superbe album live « MTV Unplugged in New York » de Nirvana. On y retrouve un Cobain plus fragile et touchant que jamais nous réinterprétant quelques-uns des classiques du groupe en acoustique ainsi que d’intéressantes reprises dont celle du « Man Who Sold The Wold » de David Bowie ou encore le déchirant « Where Did You Sleep Last Night » de Leadbelly.

 

Mais aussi …

  • Welcome To The Cruel World, le premier album de Ben Harper
  • Groove Family Cyco d’Infectious Groove
  • Let Love In de Nick Cave & The Bad Seeds
  • Ill Communication des Beastie Boys
  • The Last Temptation d’Alice Cooper
  • Monster d’R.E.M.
  • Korn, le premier album de … Korn
  • Hell Freezes Over, le retour des Eagles

La playlist de l’année 1994

  • Green Day – Basket Case
  • Beck - Loser
  • Nine Inch Nails – Hurt
  • Soundgarden – Black Hole Sun
  • Pink Floyd – High Hopes
  • The Offspring – Come Out and Play
  • Hole – Doll Parts
  • Blur – End of a Century
  • Weezer – Buddy Holly
  • The Rolling Stones – Love is Strong
  • Marilyn Manson – Cake and Sodomy
  • Portishead – Glory Box
  • Jeff Buckley – Hallelujah
  • Oasis – Supersonic
  • dEUS – Suds & Soda
  • The Cranberries – Zombie
  • Jimmy Page & Robert Plant – Kashmir
  • Nirvana – Where Do You Sleep Last Night (live)

Ecoutez cette playlist sur Spotify:

fridaynight

Au revoir Paco de Lucia …

En guise d’hommage au guitariste de flamenco Paco de Lucia qui s’est éteint hier, j’avais envie de revenir sur un moment clef de sa carrière musicale… Souvenirs en musique…

fridaynight500

C’est en 1981 qu’est paru ce superbe enregistrement public capturé le 5 décembre 1980 au Warfield Theater de San Francisco. Sur scène, trio de géants de la guitare avait décidé de s’associer: Paco de Lucia, John McLaughlin et Al Di Meola. Le résultat: un mix subtil de jazz, de flamenco porté par des maîtres du genre.

L’album s’ouvre avec Mediterranean Sundance, une composition d’Al Di Meola couplée au Rio Ancho de Paco de Lucia. Cette première plage de « Friday Night in San Francisco » est un véritable chef d’oeuvre co-interprété par Al Di Meola et Paco de Lucia. Ce n’est pas rock au sens strict du terme, je vous le concède, mais quel plaisir. Ecoutez-ça …

Et si vous avez Spotify l’album complet est disponible ci-dessous:

 

peteseeger1

Disparition de Pete Seeger, l’un des pères de la contestation folk et… rock

peteseeger1

C’est à l’âge plus que respectable de 94 ans que Pete Seeger s’en est allé. Son nom ne dit probablement rien au grand public mais pour les amateurs de rock, Pete Seeger fait certainement remonter quelques souvenirs à la surface. On sait qu’il a été un élément important dans l’histoire du rock mais on ne connait pas toujours précisément son rôle dans cette saga qui nous passionne toutes et tous.

« Armé » de son banjo, Pete Seeger a rêvé de changer le monde. Il a joué dans les années quarante aux côtés de Woody Guthrie, autre icone de la contestation folk, avant de former son propre groupe, les Weavers en 1948 dans le Greenwich Village à New York. Ce quatuor aura une énorme influence sur certains « folkeux » dans les années soixante : on pense notamment à Jefferson Airplane…

Grand sympathisant de la gauche américaine et du parti communiste, Seeger a subi les foudres du Maccarthysme dans les années cinquante. Seeger est  condamné à la prison… Heureusement, la peine ne sera jamais exécutée. Il est cependant interdit dans de nombreuses salles de concerts américaines et est exclu de la télévision de l’Oncle Sam ainsi que dans la plupart des campus universitaires.

Cela ne l’empêche pourtant pas de continuer à écrire… Dans les années soixante, il refait surface et s’engage activement dans la lutte contre la guerre du Vietnam et devient l’une des icônes des musiciens qui flirtent alors avec folk et rock, figures du mouvement hippie.

Mais son engagement ne s’arrête pas là, dans les années quatre-vingt et nonante, il est toujours très actif. Pete Seeger n’arrêtera jamais de militer, de contester, de défendre des causes. En 2003, il manifeste sa désapprobation vis-à-vis de la guerre d’Irak;  plus récemment, en 2011, on le voit accompagner les jeunes militants au sein du mouvement « Occupy Wall Street ».

Finalement, on verra pour la dernière fois Seeger sur scène lors du Farm Aid 2013, grand concert caritatif, durant lequel on le voit interpréter pour une dernière fois l’emblématique « This Land Is Your Land » de son ami Woody Guthrie, aux côtés de Neil Young et Willie Nelson. Emouvant….

En guise de conclusion de cet hommage à Pete Seeger, rappelons-nous de ces paroles d’Arlo Guthrie, fils de Woody, et également grand militant du folk : « Chaque enfant qui s’est un jour assis autour d’un feu de camp en chantant une vieille chanson est d’une certaine façon redevable à Pete Seeger ».

 

Ci-dessous « We Shall Overcome », classique du répertoire de Pete Seeger et véritable hymne du Mouvement des droits civiques aux Etats-Unis

Réédition de « Thirteen Tales from Urban Bohemia » des Dandy Warhols.

Universal a la bonne idée de nous rééditer un très grand album des 90′s: Thirteen Tales from Urban Bohemia des Dandy Warhols. Retour sur cette grande réussite que l’on réécoute aujourd’hui avec grand plaisir…

Il y a 13 ans déjà sortait alors le troisième album du groupe américain The Dandy Warhols. Après deux albums intéressants sortis fin des années 90 (« Dandy Rules Ok » en 95 et « … The Dandy Warhols Come Down » en 97), le groupe perçait enfin grâce à un album très abouti mélangeant titres à l’ambiance planante « façon fin de soirées » à des titres plus rock’n’roll parsemés de riffs que les Stones n’auraient pas reniés quelques années plus tôt (« Bohemian Like You » ).

Mélangeant avec beaucoup de subtilité les sonorités du Velvet Underground, des Pixies, de Primal Scream et … des Stones, « Thirteen Tales from Urban Bohemia » lançait avec beaucoup de punch le son rock des années 2000. Propulsé par le succès international de l’album, le groupe séduira David Bowie sur scène après un set explosif sur la scène du Glastonbury Festival en 2000. Ce dernier en profitera pour inviter les Dandy à assurer sa première partie lors de sa tournée  « A Reality Tour » en 2003.

L’écoute de « Thirteen Tales from Urban Bohemia » semble aujourd’hui toujours aussi rafraîchissante et cette réédition est une excellente excuse pour se replonger dans la musique des Dandy Warhols. A noter dans cette édition « 13ème anniversaire » la présence de quelques bonus pas inintéressants qui raviront les fans les plus hardcore.

Highlights: Godless, Get Off, Horse Pills, Bohemian Like You.