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Ola Kjelbye

Bron/Broen: le top de la série scandinave

Et si on parlait série TV pour changer. « Bron /Broen », titres respectivement en danois et suédois que l’on peut traduire par « Le Pont », est une production scandinave qui a servi de modèle à deux remakes, l’un franco-britannique (« The Tunnel ») et l’autre américain  (« The Bridge »). Quelques mots sur une série qui vaut le détour…

Ola Kjelbye

Le concept de Bron/Broen est assez intéressant.  Un crime a lieu sur l’Oresundsbron, pont qui relie le Danemark et la Suède. L’enquête est réalisée conjointement par un couple d’enquêteurs. Ce tandem, incarné par l’actrice suédoise Sofia Helin et l’acteur danois Kim Bodnia, fonctionne très bien : l’alchimie entre les deux acteurs est un plus dans la qualité de la série. De plus, les langues suédoises et danoises se mélangent joyeusement, mettant en avant les différences culturelles entre les deux pays voisins.

L’ambiance, très sombre et pluvieuse, porte ce policier/thriller palpitant et extrêmement bien réalisé et nous permet de plonger dans l’univers scandinave dont on parle finalement très peu. Si vous êtes quelque peu lassé par les sempiternelles séries US qui ont malheureusement tendance à tourner en rond, tentez l’aventure scandinave…

A noter aussi que la série a connu un tel succès que le concept a été acheté ensuite par nos voisins anglais où l’action se situe non pas sur l’Oresundsbron mais bien dans le tunnel sous la Manche ainsi que par les américains où l’intrigue se joue à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique

En voici la bande annonce pour vous donner un aperçu

 

Ainsi que le générique signé par le groupe danois Choir of Young Belivers, excellent titre « Hollow Talk »

 

Un film sur le créateur de la pochette de Dark Side of the Moon: Storm Thorgerson

Storm Thorgerson est un personnage illustre de l’histoire du rock. Pourtant il ne joue d’aucun instrument, n’est pas producteur, ni manager… Storm Thorgerson est photographe, réalisateur et designer et c’est lui qui a – notamment – conçu la plupart de la pochette des grands albums de Pink Floyd. Un film/documentaire sur sa carrière sortira en mars, petit aperçu …

Le film, signé par le réalisateur new-yorkais Roddy Bogawa, s’intitule « Taken By Storm » et nous plonge dans la carrière absolument passionnante de ce génie de la réalisation de pochettes « rock ». A travers les témoignages de musiciens et amis de Storm Thorgerson, on redécouvre l’histoire de la réalisation des pochettes d’albums de Pink Floyd mais aussi de Led Zeppelin (« Houses of the Holy »), de Peter Gabriel, de Muse,  de Mars Volta,  de 10cc, de Dream Theater ou encore des Cranberries. Robert Plant, David Gilmour, Peter Gabriel et de nombreux autres sont la pour témoigner de la qualité du travail artistique de Storm Thorgerson mais aussi de leur amitié qui remonte parfois plus de 30 ans…

« Taken by Storm » sera diffusé en avant-première le 11 mars prochain lors de la cérémonie du SXSW Festival d’Austin, Texas, aux Etats-Unis. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que le film soit distribué en Europe. En attendant, une petite bande annonce ci-dessous:

"Serge Gainsbourg: vie héroïque"

Mercredi sortira dans les salles en Belgique un film dont on parle énormément dans la presse: « Serge Gainsbourg: vie héroïque » du réalisateur français Joann Sfarr. J’ai eu l’occasion de le voir en vision presse il y a quelques jours et je pense pouvoir vous annoncer que c’est une véritable réussite. Comme me l’a confié Joann Sfarr lors d’une interview qu’il m’a accordé pour Classic 21 vendredi dernier, de nombreux journalistes lui ont avoué qu’ils sont sortis de la salle en étant « soulagés ».

En effet, beaucoup se sont dits « comment un si jeune réalisateur peut-il oser s’attaquer à un monstre sacré tel que Gainsbourg? ». De plus, les réalisateurs français se lancent assez rarement dans la confection de « biopics » (mis à part quelques rares exceptions comme « La Môme » qui retraçait la carrière d’Edith Piaf) qui sont, généralement, plutôt réservés à la production made in USA. Donc, il y avait ici quelques sérieuses raisons de douter du résultat final. Mais c’était sans compter sur la véritable passion du jeune réalisateur pour Serge Gainsbourg qui est, depuis sa plus tendre enfance, son véritable héros.

En plus de cette passion, Joan Sfarr a également un sérieux flair et a dégoté l’acteur idéal pour incarner Serge Gainsbourg au grand écran. C’est au théâtre qu’il a croisé le chemin d’Eric Elmosnino, un comédien bourré de talent. Elmosnino qui m’a avoué avoir du tout apprendre de Gainsbourg avant de l’incarner dans le film, un atout – selon lui  -puisque s’il avait été fan au préalable, il n’aurait probablement jamais osé accepté ce rôle.

Outre un très bon casting (Laetitia Casta est étonnamment brillante dans le rôle de Brigitte Bardot), « Serge Gainsbourg : vie héroïque » est aussi esthétiquement une très grande réussite. Sfarr, dessinateur, a une idée très précise de ce qu’il souhaite et le résultat est bluffant. Même si comme le répète souvent Joann Sfarr, le film se base sur certains célèbres « mensonges de Gainsbourg« , le soucis du détail pour quelques scènes est parfois ‘extrême’ (le réalisateur m’a notamment certifié que des répliques des partitions originales de certains titres ont été délicatement déposées sur les meubles pour certaines scènes, détails que l’on peut à peine distinguer à l’écran).

Et puis, quand on voit le film, on ne peut s’empêcher de remarquer que beaucoup plus de bobine est consacré à Gainsbourg qu’à Gainsbarre. Ainsi le réalisateur ne s’étale pas trop sur les années 80 (la période après reggae – « You’re Under Arrest », « Lemon Incest » etc), une volonté de ce dernier de montrer l’autre visage – plus sensible – de Serge Gainsbourg pour ceux qui ne connaissent que celui qui a brûlé un billet de banque en direct ou qui a insulté Whitney Houston sur le plateau de Michel Drucker. Gainsbourg, c’est bien plus que ça et le film le montre brillamment…

Tout ceci pour vous dire que nous aurons l’occasion d’en parler plus longuement sur Classic 21 dans une dizaine de jours dans l’excellente émission Lunch Around The Clock de l’ami Laforge, séquence spéciale dans laquelle vous pourrez entendre des extraits de ces 3 interviews exclusives (Joann Sfarr, Eric Elmosnino et Gilles Verlant - qui était consultant pour le film).

Bref, n’hésitez pas à vous ruer dans la salle du cinéma la plus proche pour voir ce film qui plaira aussi bien aux fans de Gainsbourg qu’à ceux qui souhaitent le découvrir…

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Gainsbourg (Vie Héroïque) – Bande-Annonce HD [VF]

Serge Gainsbourg: vie héroïque sort en salle le mercredi 27 janvier

Joan Sfarr a déjà une sérieuse réputation dans le monde de la bande dessinée en France, son oeuvre la plus célèbre, le « Chat du rabbin », devrait être également portée à l’écran prochainement.

Ils/elles ont dit …

Un peu d’esprit, d’humour…

Jim Morrison

« Nous nous cachons dans la musique afin de nous dévoiler »

Bob Dylan

« Celui qui n’est pas occupé à naître est occupé à mourir »

Alfred Hitchcock

« La durée d’un film derait être directement liée à la capacité de la vessie humaine »

Woody Allen

« Quand j’ai été kidnappé , mes parents ont tout de suit agi: ils ont loué ma chambre »

Patti Smith

« Quel que soit le sexe, chacun a ses emmerdes »

Yoko Ono

« Quand on vous hait trop, il arrive un moment où cette haine vous donne des forces pour vous protéger des autres »

… et de bêtise pure

Mariah Carey


«Chaque fois que je regarde la télé et que je vois ces pauvres enfants qui meurent de faim partout dans le monde, je ne peux pas m’empêcher de pleurer. Je veux dire, j’aimerais ça être mince comme eux, mais pas avec toutes ces mouches, la mort qui les guette et tout le reste.»

Le retour de Flash Gordon au cinéma?

Sam J Jones dans "Flash Gordon", le film, version 1980

Le mythique personnage de « comics » américain Flash Gordon s’apprête à faire son retour au cinéma en 2012. Bonne, mauvaise nouvelle? C’est à voir, surtout quand on se souvient du très médiocre précédent long métrage consacré au célèbre « superhero ».

Sorti en 1980, « Flash Gordon » était en fait déjà le second film sur ce sujet (le premier « Flash Gordon: Space Soldiers » était sorti en 1936). « Flash Gordon » (version 1980) rassemblait tous les clichés de mauvais goûts des pires films de SF des années 80: des effets spéciaux catastrophiques, des acteurs assez médiocres (pauvre Sam J. Jones), un scénario lourdingue… La seule chose qui avait partiellement sauvé le film à l’époque c’était son thème musical « Flash Gordon », enregistré par le groupe Queen qui avait signé l’ensemble de la BO. Cependant si le single « Flash Gordon » est resté un classique, le reste de l’album constitue probablement ce que Queen a sorti de moins bon de toute sa carrière. « Flash Gordon » (version 80) n’a pas vraiment marqué l’histoire du cinéma mais est aujourd’hui considéré comme « culte » par pas mal d’amateurs de films de Science-Fiction ‘kitchissime’ à souhait…

La pochette de l'album "Flash Gordon" de Queen

Donc, en partant de cette base plutôt bancale, « Flash Gordon » 2012 peut-il être une réussite? Seul l’avenir nous le dira… Si tout se passe bien dans le futur, c’est l’acteur Sam Worthington qui devrait incarner le Flash « nouvelle génération », Worthington que l’on a vu récemment dans Terminator Renaissance et dans Avatar, la dernière superproduction en date de James Cameron.

Sinon, pour le fun, un petit extrait des versions 1936 et 1980 de Flash Gordon:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=B707Ava4wrY]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=B85wrHCIYr0]

Et le clip du thème principal par Queen

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=wNf9rEPoc8Q]